Vidéo marque employeur : casser les clichés d’un métier pour attirer les jeunes - Étude de cas Ask for Conseil

Vidéo réalisée pour la campagne Ask for Conseil de l’Opco Atlas et Syntec Conseil, en collaboration avec L’Optimisme. Réalisation Joseph Paris Visuals.

Comment donner envie à des jeunes de rejoindre un métier qu’ils imaginent mal ? C’est la question posée par l’Opco Atlas et Syntec Conseil avec Ask for Conseil, leur campagne pour faire découvrir les métiers du conseil aux étudiants et aux jeunes diplômés.

Pour le dernier volet de cette campagne, Catherine Testa, fondatrice de L’Optimisme, m’a confié la réalisation d’une vidéo verticale. Le principe : partir des clichés sur le métier de consultant, puis laisser un consultant RSE raconter ce qu’il fait vraiment. Voici comment nous avons construit ce film, du brief à la version finale.

Le besoin : un métier mal compris par ceux qu’on veut recruter

Le conseil souffre d’une image floue chez les jeunes. Beaucoup y voient des réunions, des slides et des journées entières devant un écran. L’objectif de la campagne était de montrer l’autre face du métier : l’écoute, la compréhension de problèmes mal définis et l’accompagnement des personnes.

La vidéo s’adressait à deux publics : les jeunes encore en phase d’orientation, et ceux qui se spécialisent déjà. Le message clé tenait en une phrase, posée dès le premier rendez-vous : c’est un métier discret, mais son impact est bien réel.

C’est tout l’enjeu de l’attractivité des métiers. Une branche qui manque de candidats, une entreprise qui recrute des jeunes diplômés ou une école qui présente ses débouchés doivent d’abord corriger l’image que leur public se fait du métier.

Le concept : ce qu’on croit, puis la réalité

La première idée du commanditaire était de suivre la journée d’un consultant. Catherine a proposé une autre piste, que nous avons développée ensemble. Une vraie journée de bureau offre peu d’images fortes, et filmer des heures dans des locaux multiplie les questions de droit à l’image.

Nous avons retenu un format en deux temps. D’abord une accroche qui joue avec les clichés, dans un jargon de consultant poussé à l’extrême : le « kick-off » du matin, les « enjeux prioritaires », le « livrable phare ». Puis une rupture nette : « En réalité, mon métier est bien différent. »

Sur les réseaux sociaux, les premières secondes décident de tout. Le cliché fait sourire et retient l’attention, la suite apporte le fond. Les scènes d’accroche reprennent les idées reçues sur le métier : la pause à la machine à café, la partie de billard, le travail en solitaire derrière un ordinateur.

Un vrai consultant, dans de vrais bureaux

Une question s’est posée au départ : utiliser des images d’illustration, voire des images générées, ou filmer une vraie personne ? Pour une campagne qui met l’humain en avant, le choix était logique. Un public jeune repère vite les images artificielles, et chacun aime découvrir l’intérieur d’une entreprise.

Le porte-parole a été trouvé grâce à un appel à volontaires lancé auprès des cabinets adhérents de Syntec Conseil. Le profil retenu : un jeune consultant RSE, à l’aise face caméra, à la fois consultant interne de son cabinet et consultant externe pour ses clients. Son âge comptait : les étudiants qui regardent la vidéo peuvent se projeter en lui.

Le cabinet nous a ouvert ses bureaux et réservé une salle pour le tournage. C’est un point à prévoir dès la préparation : choisir les espaces à filmer, et faire signer une autorisation de droit à l’image à chaque personne visible.

Une préparation courte, mais complète

Le projet a démarré début février et le tournage a eu lieu le 7 avril 2026. Entre les deux, trois rendez-vous ont suffi à cadrer le film :

  • un premier échange avec Catherine, pour poser le concept et le message ;

  • une réunion avec l’agence qui pilotait la campagne, pour valider l’angle, la durée et le déroulé ;

  • un appel avec le consultant, pour comprendre son métier avec ses propres mots avant d’écrire.

Ce dernier appel est souvent l’étape la plus utile. C’est là qu’on récolte les vrais clichés et les vraies phrases. Par exemple : on réduit souvent la RSE au climat, alors qu’elle couvre aussi la qualité de vie au travail, l’inclusion du handicap, la lutte contre le racisme ou l’égalité femmes-hommes.

J’ai ensuite construit un storyboard partagé en ligne, avec les scènes d’accroche et les plans à tourner. L’agence a pu le transmettre au commanditaire avant le tournage. Aucun texte à apprendre pour le consultant : seulement des intentions, pour que sa parole reste naturelle.

Trois heures de tournage dans les bureaux d’un cabinet

Sur place, nous disposions d’environ trois heures, avec une demi-heure d’avance pour installer la lumière et le son. C’est court quand on veut à la fois une interview et des scènes jouées : chaque plan était prévu à l’avance.

L’interview a été tournée dans une salle au calme, éclairée comme un plateau. Les scènes d’accroche et les plans d’illustration ont été tournés dans les espaces du cabinet : coin café, billard, couloirs, tableau blanc, échanges autour d’un ordinateur.

Filmer en vertical se prépare dès la prise de vue. Le cadre doit laisser de la place aux sous-titres sans couper le visage, et chaque plan doit rester lisible sur l’écran d’un téléphone.

Un montage resserré à 1 minute 34

La première version durait 2 minutes 44. C’était trop long pour un public qui décroche vite, d’autant que le message clé arrive à la fin. L’agence a fixé la cible : 1 minute 30 au maximum.

Les retours ont été déposés directement sur la vidéo, avec des commentaires placés au moment concerné. Ils étaient très concrets :

  • raccourcir l’accroche et garder moins de scènes, pour une intro d’environ 15 secondes ;

  • retirer un plan qui, dans la partie « réalité », relevait encore du cliché ;

  • ajouter une musique d’ambiance légère sous la voix, sans jamais la couvrir ;

  • réduire la taille des sous-titres et surligner les mots importants, plutôt que multiplier les incrustations ;

  • couper les répétitions et les phrases qui n’apportaient rien au message.

Trois versions ont suffi. La vidéo finale dure 1 minute 34 : une accroche courte, une rupture, puis la parole du consultant illustrée par des scènes de son quotidien. Elle se termine sur le site Ask for Conseil, où les jeunes trouvent des fiches métiers, des vidéos et des témoignages.

Pourquoi ce format sert la marque employeur

Ce film n’est pas une publicité pour un cabinet. C’est un contenu de marque employeur à l’échelle d’un secteur : il donne un visage au métier et répond aux idées reçues avant qu’elles n’éloignent les candidats.

  • La parole d’un pair. Pour des étudiants, un jeune professionnel est plus crédible qu’un discours institutionnel.

  • Le cliché comme accroche. Il capte l’attention dans les premières secondes, puis il est désamorcé.

  • Un format vertical et court. Il est pensé pour les réseaux sociaux, là où se trouve le public visé.

  • Un contenu durable. La vidéo reste valable tant que le métier existe. Elle sert aussi bien sur un site carrière que sur un salon étudiant.

C’est la même logique que la vidéo témoignage réalisée pour l’ESME Sudria : laisser quelqu’un qui vit le parcours en parler, plutôt que de le décrire de l’extérieur.

Pour qui ce type de vidéo est-il pertinent ?

Ce format répond à un besoin précis : faire découvrir un métier mal connu à des personnes qui pourraient le choisir. Il convient notamment :

  • aux OPCO, branches professionnelles et fédérations qui travaillent l’attractivité de leurs métiers ;

  • aux entreprises et cabinets qui recrutent des stagiaires, des alternants ou des jeunes diplômés ;

  • aux écoles et organismes de formation qui veulent montrer les débouchés concrets d’un cursus ;

  • aux agences de communication qui cherchent un vidéaste pour produire ce type de contenu dans une campagne ;

  • aux créateurs de contenu engagés dans une collaboration commerciale, comme pour la vidéo pédagogique réalisée avec Catherine Testa pour LinkedIn.

Cinq questions à se poser avant de lancer une vidéo métier

  1. Quel cliché votre public a-t-il en tête ? C’est souvent votre meilleure accroche.

  2. Qui peut porter la parole ? Un professionnel proche du public visé, à l’aise et sincère.

  3. Où tourner ? De vrais locaux rendent la vidéo crédible. Il faut les réserver et prévoir les autorisations de droit à l’image.

  4. Quelle durée ? Pour les réseaux sociaux, 1 minute 30 au maximum, avec le message clé avant la fin.

  5. Qui valide, et quand ? Partager le storyboard en amont évite de tout reprendre au montage.

Vous voulez faire découvrir un métier en vidéo ?

Que vous représentiez un secteur, une entreprise ou une école, la difficulté est la même : montrer la réalité d’un métier en moins de deux minutes, sans discours institutionnel. Le projet Ask for Conseil montre qu’un concept simple, une vraie parole et une préparation sérieuse suffisent à y parvenir.

Je vous accompagne de l’écriture du concept jusqu’à la livraison des formats, pour vos vidéos d’entreprise comme pour vos campagnes de recrutement.

Décrivez-moi votre métier, votre public et ce qu’il doit retenir dans le formulaire ci-dessous.

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